Accepter les critiques…

Écrire un roman… Tout un projet, s’il en est!

On parle en années de travail dans mon cas. Je ne vis pas de ma plume (pas encore, mais un jour, qui sait?) et donc si on commence par la genèse du projet dans mon imagination et toutes les rêvasseries qui l’ont accompagnée, jusqu’à la publication de mon roman en passant par la rédaction, la correction, la correction et encore la correction (il semble qu’on ne finit jamais de réviser son roman!), j’ai pris entre 4 et 5 ans pour produire mon oeuvre.

Écrire un roman, c’est super. C’est une expérience enrichissante, un voyage vers l’imaginaire malgré un quotidien des plus ordinaires, une occasion de vider son sac ou de libérer ces personnages qui nous obsèdent et vivent dans notre esprit depuis trop longtemps. Oui, écrire est libérateur.

Se faire lire est une autre histoire… C’est se mettre à nu, c’est accepter d’être jugé par d’autres critères que les nôtres. C’est se dire que son oeuvre ne peut et ne pourra jamais plaire à tout le monde. C’est voir son livre par d’autres yeux que les nôtres. Et ces yeux ne voient pas les mêmes choses!

J’ai eu une quinzaine de critiques et d’articles par différents chroniqueurs et blogueurs sur mon roman ‘Réécrire l’Histoire’. Je tiens à les remercier chaleureusement d’avoir pris le temps de me lire (c’est d’abord le but premier quand on écrit quelque chose, non?) Ils ont une vie bien remplie, un travail, une famille; malgré tout, ils ont trouvé du temps pour lire mon livre.

Jusqu’à date, les articles sont franchement positifs. Je m’en réjouis. Je n’ai pas eu droit à: ‘Ce livre est un vrai navet!’ ou ‘L’auteure devrait penser à réécrire son histoire!’ Pas que j’imaginais que mon livre ne plairait pas, mais quand on commence dans le monde de l’auto-édition (qui est une jungle où il faut survivre et une mer où il ne faut pas se noyer!), on a besoin d’un minimum de reconnaissance.

Il y a des points forts et des points faibles qui reviennent, sur lesquels les chroniqueurs semblent tous tomber d’accord. Commençons par les points faibles.

-Mon héroïne est immature. Je l’avoue. Surtout au début du roman, ce qui me permet de la faire mûrir plus facilement au cours de son aventure. (Ha! ha! C’était tout prévu…) J’avais envie d’une héroïne qui n’a pas la langue dans sa poche. Selon moi, une héroïne timide ne provoque pas assez de situations conflictuelles (je reviendrai sur ce sujet dans un prochain article) et on n’a pas de rebondissements suivis de dénouements sans un bon conflit entre les protagonistes. On ne fait pas de littérature avec de bons sentiments. Je voulais de l’action: j’ai créé une héroïne qui m’en donnerait. Mais bon, ça ne peut pas plaire à tout le monde. Un personnage qui dit tout ce qu’il pense peut parfois irriter le lecteur. Pour d’autres, c’est le contraire: ils n’auraient jamais osé dire ce que le personnage a dit et ils vivent une vie pleine d’aventures par procuration.

-L’emploi de l’imparfait du subjonctif. Lancez-moi des flèches si vous voulez, mais j’aime ce temps de verbe archaïque! Je sais, je suis la seule! Je me disais que vu que c’était un roman sur l’Histoire, je pouvais bien me le permettre! Mais bon, ça fait chauffer des oreilles et saigner des yeux donc, je m’en abstiendrai dans mon prochain roman…

-Le vocabulaire trop riche pour l’âge de l’héroïne. C’est vrai qu’à 18 ans, je ne m’exprimais pas aussi bien que mon héroïne, mais ça reste de la fiction et une oeuvre littéraire. Le joual québécois est naturel et détendu mais je préfère un style plus pincé, si on veut.

-Ma couverture. Beaucoup trouvent qu’elle est trop chargée. C’est vrai. En même temps, je pense qu’elle exprime bien l’action et les rebondissements qui attendent les lecteurs. Je me demande aussi si le style ne plaira pas plus aux Américains (je suis en train de traduire mon roman en anglais) puisque c’est une Américaine qui en a fait le design. On verra bien…

-Le manque de descriptions. C’est sans doute justifié. Peut-être que j’aurais pu donner plus de détails historiques. En même temps, c’est délicat. Je ne voulais pas abrutir le lecteur qui n’est pas passionné d’Histoire avec des détails qu’il pourrait juger inutiles. Je reste une fille d’action, même dans la vraie vie. Trois pages dédiées au pot de fleur sur la table m’ennuient profondément.

Bon, je n’aime pas trop sonner ma propre trompette comme disent les anglophones, mais voici les points positifs:

-Ma plume vive et alerte. Je ne sais pas quoi ajouter à ça… Je suis une auteur après tout…

-Ma bonne maîtrise du français. J’avoue avoir été flattée en lisant ce compliment. D’autant plus que je n’ai pas fait appel à des correcteurs professionnels. Mes yeux et ceux de ma sœur ont éradiqué la plupart des fautes de grammaire. Je ne garantis pas qu’il ne reste plus rien mais on s’y approche…

-L’humour. Je viens d’une famille qui valorise beaucoup l’humour. Au Québec en général, on aime rire. Bon, je ne promets pas que vous allez vous dilater la rate en lisant mon roman, mais j’ai réussi à inclure quelques petites phrases qui peuvent faire sourire ici et là. Ou c’est juste assez graphique pour que vous ayez une image mentale. À vous de la créer dans un style humoristique.

-Mon personnage masculin. C’est unanime. Je pense que les lectrices en particulier ont apprécié la chaleur, la force et la douceur de mon personnage masculin.

L’action et les rebondissements. Alors là, si on me reproche (parfois) le manque de descriptions, on ne peut pas me reprocher qu’il ne se passe rien dans mon livre. Ça bouge, ça avance, on ne reste pas au point neutre longtemps. Ça bouge peut-être trop vite. À vous de juger!

-La fin surprenante. Je suis fière de la dernière page (je vous interdis de la lire au début!) et je suis contente d’avoir pu surprendre les lecteurs et les chroniqueurs. Quand je ferme un livre, j’aime que les questions soulevées aient trouvé leurs réponses et j’aime finir sur une note joyeuse. Si je ne comprends pas la fin ou si elle me déçoit, j’ai tendance à m’y fier pour juger le livre dans son ensemble. Le livre peut être un vrai régal mais la fin a la tâche délicate de me satisfaire. J’ai d’ailleurs consacré un article complet sur le sujet: Fin tragique ou fin heureuse?

J’ai pensé partager avec vous certaines chroniques qui m’ont touchée. Voici les liens:

-Le blog Les mille et un livres

-Le blog de Poljack

-Le blog Les lectures d’Oriane

-Le blog Fantaza Book

-Le blog Happy Manda Passions

Bref, je pense que d’accepter de se faire lire est une expérience enrichissante qui me fait grandir en tant qu’auteure (et personne!)

 

Publicités

Quand les mots empêchent de dormir…

Je sais pas pour vous, mais je suis une passionnée.

Et une passion, c’est envahissant. Ça gruge du temps partout où ça peut… même sur les heures de sommeil. Je ne pense pas être la seule auteure à souffrir de dette de sommeil et j’ai décidé de mettre des mots sur deux problèmes récurrents quand j’écris:

1) Si je suis sur une bonne piste, si j’ai de l’inspiration, si je suis en train d’exploiter un filon, poussez-vous! Que rien n’interrompe le fil de mes pensées! Même pas un appel téléphonique, ça dérange. Je repousse dans la limite du possible la visite au petit coin et j’en oublie parfois de manger. Il faut que j’aille jusqu’au bout de mon idée… même s’il est 2 heures du matin.

Le principe derrière ce comportement des plus irrationnels (un artiste n’est généralement pas reconnu comme quelqu’un de rationnel; mais on a une kyrielle d’autres qualités qui composent notre charme irrésistible), c’est que mon idée est claire, précise mais surtout prête à être extraite de mon cerveau en ébullition. Si je fais ‘Sauvegarder’, si j’éteins l’ordinateur et si je cède à l’appel de mon lit, j’ai peur de me lever le lendemain matin avec les idées embrouillées ou la scène fantasmagorique et le dialogue époustouflant élaborés la veille partiellement effacés de ma mémoire. J’ai l’impression que le lendemain, à tête reposée, l’écriture ou la façon d’aborder le chapitre serait différente. Plus posée, plus mesurée, plus terne… Vaut mieux vider ma tête au complet avant d’aller dormir. Ça m’offre une meilleure qualité de sommeil et m’amène au point numéro 2.

2) Si une fois la lumière éteinte, je suis frappée d’un éclair de génie, je m’emballe, je rumine, je retourne les phrases dans ma tête. J’ai bien trop hâte de coucher tout ça par écrit! Alors, vous imaginez que le sommeil se tient à distance. Parfois, quand je trouve le sujet d’un article, la scène qui s’harmonise avec le reste du roman ou une expression qui me plaît, je n’ai pas envie de rallumer la lumière pour noter le tout dans un carnet. Je me fie à ma mémoire. Mais je suis parfois déçue du résultat au petit matin. J’avais pourtant l’impression d’avoir les idées claires quand je me suis fait ‘une note à moi-même’ mais il faut croire que je devais déjà être sur le seuil de l’endormissement. Quoique… la nuit porte conseil. Apparemment. Juste si on n’a pu libérer toutes les idées de la journée… Sinon, durant la nuit, le cerveau fait le ménage et supprime les données non essentielles. Gare à la nouvelle idée si elle n’est pas géniale!

Bon, je vous laisse, j’ai quelques nuits à rattraper… zzz

Mes sources d’inspiration

Coucou les lecteurs!

Me revoici avec une question qu’on me pose parfois en tant qu’auteure: où trouves-tu tes idées? Qu’est-ce qui t’inspire?

Bon, je ne vous détaillerai pas comment mon cerveau fonctionne ni ce qui se passe là-dedans! C’est à faire peur!

Sinon, je peux répondre à cette question avec une simplicité déconcertante: tout et rien! N’importe quoi, même quelque chose de très anodin ou un petit rien qui échappe aux autres, peut déclencher une émotion, une genèse de roman, une scène dans mon imagination (trop!) fertile. Ce qui revient à dire en quelque sorte que j’observe beaucoup, mais il ne s’agit pas d’une observation analytique, mais plutôt émotionnelle. Une peinture, un style d’architecture, un costume ou même une expression qui laissent les autres de glace mais savent transmettre une atmosphère, et pouf! je suis déjà dans un autre monde…

Analysons donc les différentes sources d’inspiration, enfin, ce qui marche pour moi!

LES LIVRES DES AUTRES

J’ai vu tant de choses par les mots des autres. Un bon auteur me transporte dans un univers auquel je suis capable de croire.

Je ne parle pas de plagiat ici, mais bien d’inspiration. Une certaine situation dans laquelle le héros se trouve peut être remaniée de façon totalement nouvelle et originale dans un autre livre, un trait de caractère peut revenir, une quête peut être reprise à la manière bien personnelle d’un auteur. De toute façon, en littérature comme au cinéma, il est assez rare qu’on voie un thème, une situation ou un héros n’ayant aucune similitude avec une autre oeuvre. On n’invente rien. On ne fait que reprendre les thèmes déjà utilisés comme la quête d’identité, la recherche de l’amour ou une soif de justice et de vengeance…

LES FILMS

On dit que lire est beaucoup plus créatif que regarder la télé. Que le cerveau est passif devant l’écran. Oui et non. Oui, parce que bien des études le prouvent et je serais mal placée pour les contredire, mais non parce que ça dépend à quel point le téléspectateur s’implique dans le film. Quand j’observe les décors, en me projetant dans les souliers du héros, en me demandant ce que j’aurais choisi si j’avais été devant le même dilemme et en anticipant les rebondissements éventuels, je calcule que mon cerveau n’en est pas au point mort. Et ça me donne une kyrielle d’idées à développer. Des tas de films ont influencé mon écriture, surtout si je les ai vus quand j’étais jeune.

LES LIEUX HISTORIQUES

Me tenir exactement à l’endroit où Anne Boleyn a été exécutée ou sur le sol qu’a foulé Ludwig II de Bavière suffit largement à me transporter vers une autre époque. Je me surprends à imaginer les bruits, les odeurs, les voix, les costumes… tout peut vite se décliner en une grande épopée ou une dispute pour accéder au trône. Et puis, voilà les premiers balbutiements d’un roman.

J’ai eu l’occasion de visiter deux fois le Colisée de Rome et à chaque fois, j’avais un peu ces papillons dans l’estomac au vu de tout ce qui a pu se produire dans son enceinte. Je n’ai pas manqué d’inclure une scène s’y déroulant dans mon roman ‘Réécrire l’Histoire‘, juste pour le plaisir de faire revivre ce bâtiment pourtant intemporel.

L’HISTOIRE

Je google bien trop de trucs. Ma curiosité n’a pas de limites. Et il semble que je sois encore plus curieuse quand il est question d’Histoire. C’est sûr que quand je lis que la reine Zénobie a tenu tête à la machine militaire de Rome pendant des années mais qu’elle a fini par se faire capturer et être exposée dans un char triomphal à son arrivée à Rome, j’ai tout de suite l’impression que ça ferait un super roman. L’Histoire regorge d’intrigues captivantes qu’on peut reprendre à sa façon ou raconter telles quelles.

LES RÊVES

Alors là, on entre dans une catégorie à part, enfin pour moi. Vous n’avez pas idée de tout ce que j’ai pu faire dans mes rêves: j’ai visité l’Argentine, le Pakistan, la Russie, la Jordanie; j’ai vu Jérusalem, Berlin, Zurich, Tripoli; j’ai été poursuivie par à peu près tout ce qui peut poursuivre, j’ai rencontré des rock stars, j’ai rêvé en au moins 6 langues et même parfois avec des sous-titres (avant que vous demandiez: oui, c’est possible), je me suis évadée de prison, j’ai été agent secret, j’ai attrapé une bombe lacrymogène, j’ai élucidé des crimes, j’ai régné sur des empires, j’ai fait naufrage, j’ai failli mourir un nombre incalculable de fois… Ne venez pas me dire qu’on ne tient pas là une source intarissable de scénarios! D’ailleurs, j’ai pour projet au moins 3 romans basés sur mes rêves.

Voilà, maintenant vous savez tout. Vous savez où je prends mes idées et vous avez également la conviction que je suis programmée avec un brin de folie. Mais n’oubliez pas que la folie et le génie se côtoient parfois de près. (Je n’insinue absolument rien… quoique ça me réconforte un peu…)

Bon, j’y vais, je viens de faire une recherche sur Google pour mon image d’article et voilà, je suis tombée sur une photo qui m’inspire une bonne intrigue pour mon prochain roman…

Extrait de mon roman ‘Réécrire l’Histoire’

Bonjour à tous!

Ça fait longtemps! Comme vous vous en doutez, j’ai été très prise avec la sortie de mon roman et tout ce qui l’entourait, c’est-à-dire cette ÉNORME pointe de tarte de l’auto-édition que constitue la promotion d’un livre! Mais bon, comme vous pouvez le constater, j’ai survécu et je me porte plutôt bien (mis à part un peu de fatigue et quelques rêves récurrents dans lesquels je poste des annonces sur Facebook!)

Dans le but de poursuivre sur la lancée promotionnelle et aussi parce que je n’ai pas pu en afficher un sur Amazon, je vous offre un extrait de mon roman.

Alors, c’est parti pour l’aventure!

 

-Restez! Mon fils va mourir!

Quelqu’un m’attrapa le bras et on m’éloigna de Thisbé. Je me retournai et je vis l’homme qui me contraignait à le suivre.

-Qu’est-ce que vous faites? m’écriai-je.

Il ne me répondit pas et se contenta de comprimer ses doigts autour de mon poignet. Une femme se jeta à mes pieds.

-Restez! Ne partez pas! Ne partez pas!

Elle m’empoigna par la cheville tandis qu’une autre me saisit les épaules et la tunique en hurlant la même chose. L’homme qui me tenait les repoussa, mais une des femmes m’avait agrippée si fermement que ma tunique déchira sous son emprise. L’homme me libéra d’elles et réussit à nous frayer un chemin pour sortir de la cohue. J’allais le remercier mais une fois dans les rues plus calmes et à distance de la foule, il poursuivait sa marche avec autant de détermination.

-Hé! criai-je en le forçant à arrêter. Mais qu’est-ce que vous faites?

Il se retourna vers moi. Il était grand, vêtu d’une cape, la mâchoire carrée, les cheveux noirs bouclés et les yeux bleus. Il s’exprima à demi-voix.

-Taisez-vous et suivez-moi.

Oh… Je ne suis pas ce genre-là.

-Mais, pourquoi? Où m’emmenez-vous?

Il se fit plus ferme.

-Ne posez pas de questions et suivez-moi!

Il reprit sa marche de soldat et m’entraîna à sa suite. Je me raidis et résistai autant que je le pus mais avant de m’en rendre compte, il m’avait déjà agrippée et balancée sur un cheval duquel il avait enfourché la selle devant moi et il faisait galoper l’animal en direction de la plaine désertique.

Qu’est-ce qui venait de se passer? Qu’est-ce que c’était que ce kidnapping? Pourquoi cet homme m’emmenait-il dans le désert?

Je pris peur. J’envisageai la possibilité de sauter du cheval mais comme il galopait, je me blesserais sérieusement. Et puis, où est-ce que je me réfugierais dans ce désert à perte de vue?

Nous nous arrêtâmes au bout d’un long moment que je n’aurais pas su quantifier. L’homme descendit du cheval et m’aida à en faire autant. Je restai plantée à côté, jetant un coup d’œil à ce désert qui s’étalait à perte de vue et me donnait la chair de poule malgré sa chaleur torride.

De son sac pendant de la selle, l’homme sortit une outre et me la tendit. Je le regardai d’un air méfiant, retenant toutes les questions qui me pendaient au bout des lèvres. Il m’observa plus attentivement tandis que j’étanchais ma soif exacerbée par le vent sec du désert.

-Pff! Vous n’êtes qu’une enfant…

C’était quoi, ce commentaire?

-Et vous, qui êtes-vous? Pourquoi m’avez-vous emmenée dans ce désert? Où allons-nous?

Il soupira et reprit l’outre.

-Vous comprendrez tout dans un instant. Allez, montez!

Nous reprîmes notre chemin et je vis bientôt poindre à l’horizon une ville. Non, ce n’était pas une ville, mais on eût dit un amas de… de petites tentes. C’était un campement! C’était une armée qui campait dans le désert!

Nous pénétrâmes dans l’enceinte et circulâmes entre les tentes. Je fus étonnée par l’étendue du site. Nous nous arrêtâmes près d’une tente au centre du camp. 

-Général? fit une petite voix derrière nous. Où étiez-vous donc passé?

Le jeune qui avait posé cette question semblait chétif, mais avait un visage beaucoup plus amical que celui du ‘général’ qui m’avait arrachée de Ninive.

-Descendez, m’ordonna-t-il en faisant de même.

J’obtempérai.

-J’avais affaire à Ninive, Antigone.

-Qui est-ce? fit le serviteur de ce nom en me jetant un coup d’œil.

Il soupira.

-Notre espoir. Enfin, j’espère ne pas m’être trompé. Si oui, les conséquences pourraient être funestes.

Ce n’était rien pour me rassurer!

-Écoutez, me permis-je, je crois qu’il y a erreur sur la personne. Je ne suis pas celle que vous croyez!

C’était impossible que je fusse celle qu’ils croyaient puisque je n’étais même pas censée exister à ce moment-là! Je réfléchis rapidement alors que les deux hommes me dévisageaient.

-Nous verrons cela dans un instant.

Le général attacha son cheval.

-Suivez-moi.

Il m’ouvrit la toile de la grande tente et me fit entrer, suivie de son subalterne, Antigone. La tente était immense. On n’aurait jamais dit une habitation temporaire mais plutôt, un palais. Des voilages séparaient les différentes parties de la tente et laissaient entendre certaines voix ici et là. Le général m’arrêta.

-Attendez-moi ici.

Il me laissa seule d’un côté du rideau avec Antigone. Celui-ci avait l’air sympathique alors j’en profitai pour poser mes questions.

-Qu… Qu’est-ce que je fais ici?

-Vous attendez pour voir Alexandre.

On s’attendait visiblement à ce que je comprisse mais je ne savais pas qui je m’apprêtais à rencontrer.

-Alexandre… répétai-je, pensive. Alexandre?

-Oui, Alexandre, fils de Philippe II, roi de Macédoine.

-Oh! Alexandre le Grand?

-Le Grand? N’exagérez pas, quand même. Il fait à peine ma taille.

En d’autres circonstances, j’aurais sans doute bien ri du quiproquo, mais j’étais trop occupée à prendre conscience que derrière ces rideaux se trouvait un roi connu jusqu’à mon époque qui souhaitait me rencontrer moi, une élève du secondaire. Je n’en fus que plus nerveuse.

 

 

Lancement de mon roman ‘Réécrire l’Histoire’

Voilà! C’est enfin fait!

Mon roman est tout chaud et vient de sortir du four… euh! des presses! Téléchargez ‘Réécrire l’Histoire’ gratuitement  pour une période limitée et visionnez ma bande-annonce dans la colonne de droite de mon blogue.

J’ai envie de vous faire part de mon expérience d’écriture et d’édition, qui n’a pas été un parcours sans embûches (surtout du côté de l’édition!)

Je n’ai aucune idée si c’est plus ou moins la norme mais j’ai écrit mon roman en 6 mois (ce qui est plutôt bien comparé aux 6 ans que j’ai mis à écrire mon premier roman, que je n’ai pas encore publié). Bon, 6 mois… et les années de rêvasserie qui les précèdent, on s’entend!

Dans un article récent, j’ai abordé la question de l’improvisation et du plan. Personnellement, je trouve que le plan est beaucoup plus sécuritaire si on a l’intention de mettre un point final à un manuscrit qui se tient. Ça me rassure de savoir où je m’en vais dans mon monde imaginaire (parce que si vous voyiez le dédale d’idées qu’il y a là-dedans!). Mais pour ça, il a fallu beaucoup de questionnements du genre: ‘Oui, mais après?’ ‘Option A ou Option B?’ ‘Cette fin-ci ou cette fin-là?’ Une fois les grandes lignes bien établies et immuables, à mon clavier! Prête? Allez!

J’ai écrit, j’ai écrit, j’ai écrit encore. Ça allait bien, ça avançait, j’avais écrit les trois quarts… puis, une panne… j’ai mis le manuscrit de côté… quelques jours, qui se sont soldés en semaines… Ensuite, une amie m’a rendu visite à la maison et comme elle cherchait à améliorer son français, je lui donnais des dictées. C’est alors que j’ai eu l’idée de lui faire orthographier les premiers paragraphes de mon livre. Mais après quelques dictées, elle s’est vite lassée de l’orthographe et son attention a bifurqué vers mon histoire. Elle a déposé le crayon et a dit: ‘Continue. Fais-moi la lecture.’ Hmm…

Alors, je lui ai lu mon manuscrit qu’elle écoutait passionnément mais elle a été terriblement déçue de m’entendre dire: ‘C’est tout ce que j’ai réussi à écrire…’ Elle m’a sommée de me remettre au travail et de finaliser mon oeuvre.

Ça tombait plutôt bien que je parte une semaine sur la plage la semaine suivante. Je sais, on aurait pu me taxer de droguée du travail en me voyant étendue sur le sable avec un laptop sur les genoux mais ç’aurait été un jugement purement hâtif parce qu’en réalité, je m’adonnais à ma plus grande passion, l’écriture.

Ce coup de pouce (ou ce coup de pied au derrière, c’est comme vous voulez) m’a permis de terminer mon roman à peine quelques semaines plus tard.

Pour moi, corriger mon texte, le relire, l’améliorer, c’est un processus continuel. Certains auteurs écrivent le premier jet d’une traite et améliore leur oeuvre après. Pas moi. J’essaie de faire ce travail au fur et à mesure, sans pour autant casser mon rythme ou perdre le filon que je suis. Souvent, après avoir écrit le premier jet d’un chapitre ou quand je termine ma soirée d’écriture (trop souvent aux petites heures du matin!), je me relis pour vérifier l’orthographe, pour voir si ça coule bien ou si les dialogues sont naturels.

Mais, ce n’est qu’une première étape. Je relis des dizaines de fois mon manuscrit et j’ai toujours des changements à apporter. Au point qu’un jour, je dois me fixer une limite sinon, je ne publierais jamais!

Après, il faut faire réviser le texte par un autre œil exercé. Parce que je vous le dis, à un certain point, on ne voit que dalle! Des erreurs insignifiantes sont passées sous notre nez et se sont payé notre tête tout au long des 28 révisions!

Dans mon cas, ma correctrice a été ma sœur grâce son excellente maîtrise du français. Je l’ai exploitée toutes ces semaines durant où la pauvre a été forcée de lire la quasi-intégralité de la Banque de dépannage linguistique! Mais elle fait l’objet de ma dédicace en guise de reconnaissance.

Même avant de faire réviser mon texte, j’avais entrepris la conception de la couverture en contactant une graphiste, un peu au hasard je l’avoue, puisque je n’avais pas de référence. J’ai fouillé le web et j’ai trouvé Nicole Jones, une graphiste, qui a fait un travail formidable bien au-delà de mes espérances.

Puis vient le moment savoureux, mais tout de même un peu stressant, où on fait lire le résultat (presque!) final à nos proches. J’ai eu des critiques constructives et intéressantes et à ce moment, je ne pensais pas nécessairement me rendre jusqu’à la publication mais c’est ma belle-sœur et sa pluie d’éloges qui m’a convaincue…

Une fois ces étapes complétées, je me disais que mon livre était terminé. Oh! que non! Il y a toute la partie auto-édition et promotion. Wow! Une grosse pointe de tarte dans mon processus. J’ai lu une kyrielle de blogues, sites web et tutoriaux pour me familiariser avec le monde de l’édition. Juste ça, j’en ai eu pour des semaines! Je me suis inscrite sur Facebook comme auteure, j’ai participé à des forums, j’ai commencé à bâtir mon propre blogue, j’ai envoyé des courriels à une tonne de connaissances… Tout ça prend du temps et se faire connaître est encore plus long…

J’ai lu quelque part (ne me demandez pas où! J’ai trop lu, je ne m’en souviens plus!) qu’il peut être utile de faire une bande-annonce de son roman. Pour promouvoir, pour donner envie de lire le livre, pour voir ce que l’auteur imagine… Ça m’est resté. J’avais déjà utilisé un programme de conception vidéo alors j’ai fait ma bande-annonce moi-même. Elle est dans la colonne de droite au haut de cette page ou sur YouTube.

Après, il a fallu ajuster mon document texte au format demandé par Amazon. Là encore, des petits changements ici et là qui finissent par prendre des heures. C’est étonnamment facile de téléverser son document sur le site mais il faut calculer aussi le temps qu’on met à vérifier chaque paramètre et les pages d’information qui figurent sur le site pour être certain de ne pas se tromper.

Alors, ça y est! C’est fait! Voir son livre publié pour la toute première fois en vente sur un grand site, ça donne des papillons dans l’estomac… C’est une récompense de tout le travail effectué et le temps investi. Un accomplissement de soi non négligeable, même si on n’en vend que trois copies au final… (bon, j’espère tout de même un peu plus…)

L’auto-édition est un grand voyage. J’ai parcouru seule un bon bout de chemin qui m’a fait gagner en expérience et j’espère poursuivre cette aventure encore longtemps… cette fois, avec vous comme lecteurs à mes côtés!

 

 

 

 

Déclin de la qualité du français au Canada

Oh! Mes yeux saignent quand je vois les commentaires des internautes sur les forums, les emails de collègues, les SMS truffés d’erreurs toutes catégories confondues. Des verbes non conjugués conjugués, des verbes conjugués non conjugués, du pluriel boudé, des ‘si j’aurais…’ et j’en passe.

Est-ce que c’est moi ou le français ne cesse de se dégrader au fil des années? Est-ce une simple nostalgie du genre ‘dans le bon vieux temps, les gens savaient écrire’?

Je parle ici de la situation au Canada sans être certaine que le phénomène soit identique ou de même nature dans l’Hexagone.

Donc, qu’est-ce qui se passe?

Doit-on blâmer Internet et ses technologies dérivées? Je trouve que c’est facile de pointer cet éléphant du doigt. Il a sa part de responsabilités, j’en conviens. On lit désormais sur des sites plus ou moins professionnels qui ont leur lot d’erreurs grammaticales en plus des erreurs de frappe. Auparavant, il fallait passer par une maison d’édition pour publier et imprimer un livre qui devait passer sous l’œil de lynx de l’éditeur et du correcteur, ce qui limitait les erreurs.

Mais en même temps, Internet a permis la prolifération et l’accessibilité à des sites personnels, des livres numériques, des recherches, des emails, des blogues: il y a 20 ans seulement, les gens n’écrivaient probablement pas autant qu’aujourd’hui et n’avaient pas l’information au bout des doigts (ou ‘d’un clic sur Google’ pour être plus exact!) Les gens lisent plus sur Internet à mon avis mais ne lisent pas nécessairement des encyclopédies ou des briques de 900 pages à la fois.

Internet a rendu les recherches tellement plus faciles. Je me rappelle des cartons jaunis des bibliothèques publiques qui classaient les mots-clés tirés des livres dans des tiroirs de métal si grands qu’on se serait cru aux archives nationales. On devait chercher d’abord le mot, écrire la référence, le titre du bouquin et son numéro sur un bout de papier (parfois la lâcheté me dictait de le mémoriser et de me dépêcher à le trouver avant que je ne l’oublie donc j’étais sans doute la seule à courir, pantelante, dans une bibliothèque silencieuse) et une fois dans les rayons, il fallait trouver le livre (et quelle frustration si le numéro précédant s’y trouvait, le numéro suivant aussi, mais pas celui qu’on cherchait parce qu’il était déjà emprunté!) Je suis reconnaissante de ne plus avoir à passer par cette laborieuse démarche!

Doit-on blâmer la nature du français? Beaucoup se plaignent d’une trop grande quantité d’exceptions, de conjugaisons trop complexes et de règles difficiles à se rappeler. Ce n’est pas faux. La grammaire française est nettement plus complexe que celle de l’anglais. Mais l’anglais aussi a ses difficultés. Vous serez sans doute surpris d’apprendre qu’il y a environ 5 fois plus de mots en anglais qu’en français. Donc, plus de mots à retenir et à épeler avec plus de nuances entre les synonymes. Et si on regarde la grammaire russe, on arrête de se plaindre. On parle ici de 3 genres (masculin, féminin et neutre) et de 6 cas grammaticaux (c’est-à-dire que si le nom commun que vous venez d’apprendre est le sujet dans la phrase, sa terminaison sera différente du cas où il est complément direct, qui sera différent du cas où il est complément indirect, qui sera différent du cas où il est complément du nom, qui sera différent… vous saisissez?) Alors, pour un seul nom commun dont vous n’avez pas encore appris le genre, vous avez 18 possibilités de terminaisons. Et je ne vous parle pas de l’alphabet cyrillique à apprendre ni des syllabes accentuées qui rendent un mot inutilisable si mal placées… Alors, oui, le français a ses complexités mais il est possible de l’apprendre, surtout si des étrangers parviennent à parler le russe!

Doit-on blâmer le système d’éducation? En partie, sûrement. On a commencé à accorder les participes passés en 3e année du primaire. Je m’en rappelle très bien. Pourquoi, oui pourquoi, est-ce qu’on nous ennuie encore avec ça en 5e secondaire? Soit les professeurs sont incompétents (j’écarte immédiatement cette possibilité parce que je tiens les professeurs en très haute estime, leur travail est plus souvent qu’à son tour ingrat et en plus, ils doivent se cantonner à ce que le programme leur impose) soit le programme est mal fait (possible, probablement mal adapté), soit les élèves ne font carrément pas leur travail. Les règles de la conjugaison des participes passés ne sont pas particulièrement ardues. Je les enseigne souvent à des élèves dont le français n’est pas la langue maternelle et bien qu’ils galèrent un peu au début, ils finissent souvent par mieux conjuguer les participes que des gens qui ont passé 12 ans sur les bancs d’une école francophone. C’est pourquoi je blâme un peu le programme mais surtout les élèves qui devraient être plus observateurs quand ils lisent et plus attentifs en classe.

Sur ce, j’entends mes amis se plaindre: ‘Mais les cours de français étaient d’un ennui mortel!’ C’est vrai (la plupart du temps) que les cours sont un peu lourds. Mais faites votre travail d’élèves et on pourra peut-être mettre autre chose au programme. Parce que, oui, c’est aberrant qu’on nous ennuie avec les participes passés jusqu’à notre graduation et qu’on passe tout notre temps sur des exercices redondants qui ne nous laissent plus l’occasion de lire les grands classiques de la littérature française. Trouvez-vous normal qu’un(e) élève de 17 ans n’ait jamais lu Molière, Beaudelaire, Hugo, Voltaire, Nothomb ou Camus? Moi non. C’est seulement au CÉGEP que j’ai eu de vrais cours de littérature alors que j’aurais très bien pu me passer des 10 années inutiles sur les participes…

Comme vous le sentez probablement par le ton de mon article, la baisse de qualité du français au Canada me désole. J’irais même jusqu’à dire que ça me fait peur parce que le français est d’une grande richesse et maintenant, les gens peuvent l’utiliser et l’apprécier de moins en moins… C’est triste. J’encourage cependant tous ceux qui lisent cet article, et particulièrement vous les jeunes, à vous plonger dans la lecture d’un bon livre, de devenir amoureux des mots, d’apprendre (parce que, oui, ça s’apprend) à aimer la lecture pour que vous puissiez être habiles avec le français et le faire perdurer dans sa plus belle forme…

Écrire au ‘je’ ou au ‘il’: le dilemme

Il y a maintenant plus d’une décennie que j’ai écrit mon premier (vrai) roman. (Mes histoires dactylographiées de l’école primaire ne comptent pas, j’imagine…) À savoir si j’allais écrire à la 1ère ou à la 3e personne, je ne me suis même pas posé la question… D’emblée, j’ai commencé le texte et ai tapé une panoplie de ‘il’ et de ‘elle’.

Lors de mon 2e roman, Réécrire l’Histoire (qui est le premier que j’ai publié), j’allais commencer de la même façon, mais j’ai pris un moment de recul et je me suis demandé si je n’allais pas tenté l’expérience à la première personne. Dès les premières lignes, ce fut une révélation! J’ai été complètement charmée par le ‘je’ et par ses possibilités.

Cependant, les lecteurs sont franchement partagés sur la question. Certains aiment la légèreté d’un texte au ‘je’, d’autres s’en lassent rapidement.

C’est pourquoi je ne dis pas que l’un est nécessairement mieux que l’autre. Je vois des avantages et des inconvénients aux deux et des cas où les deux sont possibles mais d’autres où il n’y a qu’une seule option. Je vous fais part de tout ça.

JE

  1. Le ‘je’ est franchement intéressant quand on cherche à créer un lien avec le lecteur. Peut-être est-il plus facile pour le lecteur de s’identifier au personnage ou de le trouver attendrissant. Encore que cela dépende de la préférence du lecteur.
  2. J’ai adoré utiliser le ‘je’ pour insérer de l’humour dans mon roman. À la 3e personne, le narrateur pourrait avoir l’air d’un petit comique s’il passait toujours ses réflexions mais si on est dans la tête du personnage principal, alors je trouve qu’il n’y a rien de mal à lui donner une teinte humoristique. Pas qu’on se compte des blagues à soi-même en tout temps, mais il reste que le ‘je’ se marie mieux aux couleurs de l’humour.
  3. Le ‘je’ peut être une option si on est capable de raconter l’histoire d’un seul point de vue et que ça n’enlève rien à l’intrigue. Je prends l’exemple de mon roman ‘Réécrire l’Histoire’. Il s’agit d’un voyage dans le temps fait par une jeune femme qui déteste l’histoire et se retrouve coincée dedans. C’est écrit à la première personne parce qu’on peut facilement suivre ce même personnage, sa désorientation et tout ce qu’elle comporte, ses défis, ses inquiétudes, le tout dans un ordre chronologique. Maintenant, si ce scénario s’y prête, on ne peut pas en dire autant des romans policiers par exemple, où on doit suivre plusieurs suspects à la fois ou faire aboutir une enquête sans pouvoir rester dans la tête d’une seule personne.
  4. Le personnage peut dire ce qu’il veut et même nous induire en erreur puisqu’il ne fait qu’exprimer son opinion ou nous parle depuis son propre point de vue, qui peut être erroné.

IL / ELLE

  1. On choisit la 3e personne parce que c’est un classique. Le narrateur est objectif et l’intrigue se déroule sous les yeux du lecteur dans un enchaînement des plus naturels.
  2. Le narrateur omniscient est excellent quand on écrit un roman policier ou un thriller psychologique puisqu’il reste neutre. C’est une convention non écrite mais le narrateur n’a pas le droit de nous mentir en nous révélant qui a commis le meurtre par exemple, pour ensuite se rétracter et choisir un autre assassin. Si l’enquêteur se dirige vers une fausse piste, soit, mais le narrateur n’a pas le droit de nous y emmener volontairement. Et ça frustrerait le lecteur, moi la première!
  3. La 3e personne se prête beaucoup mieux si on veut exposer le point de vue de plusieurs personnages ou si on veut s’infiltrer dans leur tête. On peut donc butiner d’un personnage à l’autre librement, ce que ne nous permet pas de faire la 1ère personne.

Cela étant dit, auteurs, choisirez-vous la 1ère ou la 3e personne dans votre prochain roman? Tout dépend de votre intrigue, de vos personnages et en bout de ligne, de vos préférences!