Quand les mots empêchent de dormir…

Je sais pas pour vous, mais je suis une passionnée.

Et une passion, c’est envahissant. Ça gruge du temps partout où ça peut… même sur les heures de sommeil. Je ne pense pas être la seule auteure à souffrir de dette de sommeil et j’ai décidé de mettre des mots sur deux problèmes récurrents quand j’écris:

1) Si je suis sur une bonne piste, si j’ai de l’inspiration, si je suis en train d’exploiter un filon, poussez-vous! Que rien n’interrompe le fil de mes pensées! Même pas un appel téléphonique, ça dérange. Je repousse dans la limite du possible la visite au petit coin et j’en oublie parfois de manger. Il faut que j’aille jusqu’au bout de mon idée… même s’il est 2 heures du matin.

Le principe derrière ce comportement des plus irrationnels (un artiste n’est généralement pas reconnu comme quelqu’un de rationnel; mais on a une kyrielle d’autres qualités qui composent notre charme irrésistible), c’est que mon idée est claire, précise mais surtout prête à être extraite de mon cerveau en ébullition. Si je fais ‘Sauvegarder’, si j’éteins l’ordinateur et si je cède à l’appel de mon lit, j’ai peur de me lever le lendemain matin avec les idées embrouillées ou la scène fantasmagorique et le dialogue époustouflant élaborés la veille partiellement effacés de ma mémoire. J’ai l’impression que le lendemain, à tête reposée, l’écriture ou la façon d’aborder le chapitre serait différente. Plus posée, plus mesurée, plus terne… Vaut mieux vider ma tête au complet avant d’aller dormir. Ça m’offre une meilleure qualité de sommeil et m’amène au point numéro 2.

2) Si une fois la lumière éteinte, je suis frappée d’un éclair de génie, je m’emballe, je rumine, je retourne les phrases dans ma tête. J’ai bien trop hâte de coucher tout ça par écrit! Alors, vous imaginez que le sommeil se tient à distance. Parfois, quand je trouve le sujet d’un article, la scène qui s’harmonise avec le reste du roman ou une expression qui me plaît, je n’ai pas envie de rallumer la lumière pour noter le tout dans un carnet. Je me fie à ma mémoire. Mais je suis parfois déçue du résultat au petit matin. J’avais pourtant l’impression d’avoir les idées claires quand je me suis fait ‘une note à moi-même’ mais il faut croire que je devais déjà être sur le seuil de l’endormissement. Quoique… la nuit porte conseil. Apparemment. Juste si on n’a pu libérer toutes les idées de la journée… Sinon, durant la nuit, le cerveau fait le ménage et supprime les données non essentielles. Gare à la nouvelle idée si elle n’est pas géniale!

Bon, je vous laisse, j’ai quelques nuits à rattraper… zzz

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Mes sources d’inspiration

Coucou les lecteurs!

Me revoici avec une question qu’on me pose parfois en tant qu’auteure: où trouves-tu tes idées? Qu’est-ce qui t’inspire?

Bon, je ne vous détaillerai pas comment mon cerveau fonctionne ni ce qui se passe là-dedans! C’est à faire peur!

Sinon, je peux répondre à cette question avec une simplicité déconcertante: tout et rien! N’importe quoi, même quelque chose de très anodin ou un petit rien qui échappe aux autres, peut déclencher une émotion, une genèse de roman, une scène dans mon imagination (trop!) fertile. Ce qui revient à dire en quelque sorte que j’observe beaucoup, mais il ne s’agit pas d’une observation analytique, mais plutôt émotionnelle. Une peinture, un style d’architecture, un costume ou même une expression qui laissent les autres de glace mais savent transmettre une atmosphère, et pouf! je suis déjà dans un autre monde…

Analysons donc les différentes sources d’inspiration, enfin, ce qui marche pour moi!

LES LIVRES DES AUTRES

J’ai vu tant de choses par les mots des autres. Un bon auteur me transporte dans un univers auquel je suis capable de croire.

Je ne parle pas de plagiat ici, mais bien d’inspiration. Une certaine situation dans laquelle le héros se trouve peut être remaniée de façon totalement nouvelle et originale dans un autre livre, un trait de caractère peut revenir, une quête peut être reprise à la manière bien personnelle d’un auteur. De toute façon, en littérature comme au cinéma, il est assez rare qu’on voie un thème, une situation ou un héros n’ayant aucune similitude avec une autre oeuvre. On n’invente rien. On ne fait que reprendre les thèmes déjà utilisés comme la quête d’identité, la recherche de l’amour ou une soif de justice et de vengeance…

LES FILMS

On dit que lire est beaucoup plus créatif que regarder la télé. Que le cerveau est passif devant l’écran. Oui et non. Oui, parce que bien des études le prouvent et je serais mal placée pour les contredire, mais non parce que ça dépend à quel point le téléspectateur s’implique dans le film. Quand j’observe les décors, en me projetant dans les souliers du héros, en me demandant ce que j’aurais choisi si j’avais été devant le même dilemme et en anticipant les rebondissements éventuels, je calcule que mon cerveau n’en est pas au point mort. Et ça me donne une kyrielle d’idées à développer. Des tas de films ont influencé mon écriture, surtout si je les ai vus quand j’étais jeune.

LES LIEUX HISTORIQUES

Me tenir exactement à l’endroit où Anne Boleyn a été exécutée ou sur le sol qu’a foulé Ludwig II de Bavière suffit largement à me transporter vers une autre époque. Je me surprends à imaginer les bruits, les odeurs, les voix, les costumes… tout peut vite se décliner en une grande épopée ou une dispute pour accéder au trône. Et puis, voilà les premiers balbutiements d’un roman.

J’ai eu l’occasion de visiter deux fois le Colisée de Rome et à chaque fois, j’avais un peu ces papillons dans l’estomac au vu de tout ce qui a pu se produire dans son enceinte. Je n’ai pas manqué d’inclure une scène s’y déroulant dans mon roman ‘Réécrire l’Histoire‘, juste pour le plaisir de faire revivre ce bâtiment pourtant intemporel.

L’HISTOIRE

Je google bien trop de trucs. Ma curiosité n’a pas de limites. Et il semble que je sois encore plus curieuse quand il est question d’Histoire. C’est sûr que quand je lis que la reine Zénobie a tenu tête à la machine militaire de Rome pendant des années mais qu’elle a fini par se faire capturer et être exposée dans un char triomphal à son arrivée à Rome, j’ai tout de suite l’impression que ça ferait un super roman. L’Histoire regorge d’intrigues captivantes qu’on peut reprendre à sa façon ou raconter telles quelles.

LES RÊVES

Alors là, on entre dans une catégorie à part, enfin pour moi. Vous n’avez pas idée de tout ce que j’ai pu faire dans mes rêves: j’ai visité l’Argentine, le Pakistan, la Russie, la Jordanie; j’ai vu Jérusalem, Berlin, Zurich, Tripoli; j’ai été poursuivie par à peu près tout ce qui peut poursuivre, j’ai rencontré des rock stars, j’ai rêvé en au moins 6 langues et même parfois avec des sous-titres (avant que vous demandiez: oui, c’est possible), je me suis évadée de prison, j’ai été agent secret, j’ai attrapé une bombe lacrymogène, j’ai élucidé des crimes, j’ai régné sur des empires, j’ai fait naufrage, j’ai failli mourir un nombre incalculable de fois… Ne venez pas me dire qu’on ne tient pas là une source intarissable de scénarios! D’ailleurs, j’ai pour projet au moins 3 romans basés sur mes rêves.

Voilà, maintenant vous savez tout. Vous savez où je prends mes idées et vous avez également la conviction que je suis programmée avec un brin de folie. Mais n’oubliez pas que la folie et le génie se côtoient parfois de près. (Je n’insinue absolument rien… quoique ça me réconforte un peu…)

Bon, j’y vais, je viens de faire une recherche sur Google pour mon image d’article et voilà, je suis tombée sur une photo qui m’inspire une bonne intrigue pour mon prochain roman…