Extrait de mon roman ‘Réécrire l’Histoire’

Bonjour à tous!

Ça fait longtemps! Comme vous vous en doutez, j’ai été très prise avec la sortie de mon roman et tout ce qui l’entourait, c’est-à-dire cette ÉNORME pointe de tarte de l’auto-édition que constitue la promotion d’un livre! Mais bon, comme vous pouvez le constater, j’ai survécu et je me porte plutôt bien (mis à part un peu de fatigue et quelques rêves récurrents dans lesquels je poste des annonces sur Facebook!)

Dans le but de poursuivre sur la lancée promotionnelle et aussi parce que je n’ai pas pu en afficher un sur Amazon, je vous offre un extrait de mon roman.

Alors, c’est parti pour l’aventure!

 

-Restez! Mon fils va mourir!

Quelqu’un m’attrapa le bras et on m’éloigna de Thisbé. Je me retournai et je vis l’homme qui me contraignait à le suivre.

-Qu’est-ce que vous faites? m’écriai-je.

Il ne me répondit pas et se contenta de comprimer ses doigts autour de mon poignet. Une femme se jeta à mes pieds.

-Restez! Ne partez pas! Ne partez pas!

Elle m’empoigna par la cheville tandis qu’une autre me saisit les épaules et la tunique en hurlant la même chose. L’homme qui me tenait les repoussa, mais une des femmes m’avait agrippée si fermement que ma tunique déchira sous son emprise. L’homme me libéra d’elles et réussit à nous frayer un chemin pour sortir de la cohue. J’allais le remercier mais une fois dans les rues plus calmes et à distance de la foule, il poursuivait sa marche avec autant de détermination.

-Hé! criai-je en le forçant à arrêter. Mais qu’est-ce que vous faites?

Il se retourna vers moi. Il était grand, vêtu d’une cape, la mâchoire carrée, les cheveux noirs bouclés et les yeux bleus. Il s’exprima à demi-voix.

-Taisez-vous et suivez-moi.

Oh… Je ne suis pas ce genre-là.

-Mais, pourquoi? Où m’emmenez-vous?

Il se fit plus ferme.

-Ne posez pas de questions et suivez-moi!

Il reprit sa marche de soldat et m’entraîna à sa suite. Je me raidis et résistai autant que je le pus mais avant de m’en rendre compte, il m’avait déjà agrippée et balancée sur un cheval duquel il avait enfourché la selle devant moi et il faisait galoper l’animal en direction de la plaine désertique.

Qu’est-ce qui venait de se passer? Qu’est-ce que c’était que ce kidnapping? Pourquoi cet homme m’emmenait-il dans le désert?

Je pris peur. J’envisageai la possibilité de sauter du cheval mais comme il galopait, je me blesserais sérieusement. Et puis, où est-ce que je me réfugierais dans ce désert à perte de vue?

Nous nous arrêtâmes au bout d’un long moment que je n’aurais pas su quantifier. L’homme descendit du cheval et m’aida à en faire autant. Je restai plantée à côté, jetant un coup d’œil à ce désert qui s’étalait à perte de vue et me donnait la chair de poule malgré sa chaleur torride.

De son sac pendant de la selle, l’homme sortit une outre et me la tendit. Je le regardai d’un air méfiant, retenant toutes les questions qui me pendaient au bout des lèvres. Il m’observa plus attentivement tandis que j’étanchais ma soif exacerbée par le vent sec du désert.

-Pff! Vous n’êtes qu’une enfant…

C’était quoi, ce commentaire?

-Et vous, qui êtes-vous? Pourquoi m’avez-vous emmenée dans ce désert? Où allons-nous?

Il soupira et reprit l’outre.

-Vous comprendrez tout dans un instant. Allez, montez!

Nous reprîmes notre chemin et je vis bientôt poindre à l’horizon une ville. Non, ce n’était pas une ville, mais on eût dit un amas de… de petites tentes. C’était un campement! C’était une armée qui campait dans le désert!

Nous pénétrâmes dans l’enceinte et circulâmes entre les tentes. Je fus étonnée par l’étendue du site. Nous nous arrêtâmes près d’une tente au centre du camp. 

-Général? fit une petite voix derrière nous. Où étiez-vous donc passé?

Le jeune qui avait posé cette question semblait chétif, mais avait un visage beaucoup plus amical que celui du ‘général’ qui m’avait arrachée de Ninive.

-Descendez, m’ordonna-t-il en faisant de même.

J’obtempérai.

-J’avais affaire à Ninive, Antigone.

-Qui est-ce? fit le serviteur de ce nom en me jetant un coup d’œil.

Il soupira.

-Notre espoir. Enfin, j’espère ne pas m’être trompé. Si oui, les conséquences pourraient être funestes.

Ce n’était rien pour me rassurer!

-Écoutez, me permis-je, je crois qu’il y a erreur sur la personne. Je ne suis pas celle que vous croyez!

C’était impossible que je fusse celle qu’ils croyaient puisque je n’étais même pas censée exister à ce moment-là! Je réfléchis rapidement alors que les deux hommes me dévisageaient.

-Nous verrons cela dans un instant.

Le général attacha son cheval.

-Suivez-moi.

Il m’ouvrit la toile de la grande tente et me fit entrer, suivie de son subalterne, Antigone. La tente était immense. On n’aurait jamais dit une habitation temporaire mais plutôt, un palais. Des voilages séparaient les différentes parties de la tente et laissaient entendre certaines voix ici et là. Le général m’arrêta.

-Attendez-moi ici.

Il me laissa seule d’un côté du rideau avec Antigone. Celui-ci avait l’air sympathique alors j’en profitai pour poser mes questions.

-Qu… Qu’est-ce que je fais ici?

-Vous attendez pour voir Alexandre.

On s’attendait visiblement à ce que je comprisse mais je ne savais pas qui je m’apprêtais à rencontrer.

-Alexandre… répétai-je, pensive. Alexandre?

-Oui, Alexandre, fils de Philippe II, roi de Macédoine.

-Oh! Alexandre le Grand?

-Le Grand? N’exagérez pas, quand même. Il fait à peine ma taille.

En d’autres circonstances, j’aurais sans doute bien ri du quiproquo, mais j’étais trop occupée à prendre conscience que derrière ces rideaux se trouvait un roi connu jusqu’à mon époque qui souhaitait me rencontrer moi, une élève du secondaire. Je n’en fus que plus nerveuse.

 

 

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Lancement de mon roman ‘Réécrire l’Histoire’

Voilà! C’est enfin fait!

Mon roman est tout chaud et vient de sortir du four… euh! des presses! Téléchargez ‘Réécrire l’Histoire’ gratuitement  pour une période limitée et visionnez ma bande-annonce dans la colonne de droite de mon blogue.

J’ai envie de vous faire part de mon expérience d’écriture et d’édition, qui n’a pas été un parcours sans embûches (surtout du côté de l’édition!)

Je n’ai aucune idée si c’est plus ou moins la norme mais j’ai écrit mon roman en 6 mois (ce qui est plutôt bien comparé aux 6 ans que j’ai mis à écrire mon premier roman, que je n’ai pas encore publié). Bon, 6 mois… et les années de rêvasserie qui les précèdent, on s’entend!

Dans un article récent, j’ai abordé la question de l’improvisation et du plan. Personnellement, je trouve que le plan est beaucoup plus sécuritaire si on a l’intention de mettre un point final à un manuscrit qui se tient. Ça me rassure de savoir où je m’en vais dans mon monde imaginaire (parce que si vous voyiez le dédale d’idées qu’il y a là-dedans!). Mais pour ça, il a fallu beaucoup de questionnements du genre: ‘Oui, mais après?’ ‘Option A ou Option B?’ ‘Cette fin-ci ou cette fin-là?’ Une fois les grandes lignes bien établies et immuables, à mon clavier! Prête? Allez!

J’ai écrit, j’ai écrit, j’ai écrit encore. Ça allait bien, ça avançait, j’avais écrit les trois quarts… puis, une panne… j’ai mis le manuscrit de côté… quelques jours, qui se sont soldés en semaines… Ensuite, une amie m’a rendu visite à la maison et comme elle cherchait à améliorer son français, je lui donnais des dictées. C’est alors que j’ai eu l’idée de lui faire orthographier les premiers paragraphes de mon livre. Mais après quelques dictées, elle s’est vite lassée de l’orthographe et son attention a bifurqué vers mon histoire. Elle a déposé le crayon et a dit: ‘Continue. Fais-moi la lecture.’ Hmm…

Alors, je lui ai lu mon manuscrit qu’elle écoutait passionnément mais elle a été terriblement déçue de m’entendre dire: ‘C’est tout ce que j’ai réussi à écrire…’ Elle m’a sommée de me remettre au travail et de finaliser mon oeuvre.

Ça tombait plutôt bien que je parte une semaine sur la plage la semaine suivante. Je sais, on aurait pu me taxer de droguée du travail en me voyant étendue sur le sable avec un laptop sur les genoux mais ç’aurait été un jugement purement hâtif parce qu’en réalité, je m’adonnais à ma plus grande passion, l’écriture.

Ce coup de pouce (ou ce coup de pied au derrière, c’est comme vous voulez) m’a permis de terminer mon roman à peine quelques semaines plus tard.

Pour moi, corriger mon texte, le relire, l’améliorer, c’est un processus continuel. Certains auteurs écrivent le premier jet d’une traite et améliore leur oeuvre après. Pas moi. J’essaie de faire ce travail au fur et à mesure, sans pour autant casser mon rythme ou perdre le filon que je suis. Souvent, après avoir écrit le premier jet d’un chapitre ou quand je termine ma soirée d’écriture (trop souvent aux petites heures du matin!), je me relis pour vérifier l’orthographe, pour voir si ça coule bien ou si les dialogues sont naturels.

Mais, ce n’est qu’une première étape. Je relis des dizaines de fois mon manuscrit et j’ai toujours des changements à apporter. Au point qu’un jour, je dois me fixer une limite sinon, je ne publierais jamais!

Après, il faut faire réviser le texte par un autre œil exercé. Parce que je vous le dis, à un certain point, on ne voit que dalle! Des erreurs insignifiantes sont passées sous notre nez et se sont payé notre tête tout au long des 28 révisions!

Dans mon cas, ma correctrice a été ma sœur grâce son excellente maîtrise du français. Je l’ai exploitée toutes ces semaines durant où la pauvre a été forcée de lire la quasi-intégralité de la Banque de dépannage linguistique! Mais elle fait l’objet de ma dédicace en guise de reconnaissance.

Même avant de faire réviser mon texte, j’avais entrepris la conception de la couverture en contactant une graphiste, un peu au hasard je l’avoue, puisque je n’avais pas de référence. J’ai fouillé le web et j’ai trouvé Nicole Jones, une graphiste, qui a fait un travail formidable bien au-delà de mes espérances.

Puis vient le moment savoureux, mais tout de même un peu stressant, où on fait lire le résultat (presque!) final à nos proches. J’ai eu des critiques constructives et intéressantes et à ce moment, je ne pensais pas nécessairement me rendre jusqu’à la publication mais c’est ma belle-sœur et sa pluie d’éloges qui m’a convaincue…

Une fois ces étapes complétées, je me disais que mon livre était terminé. Oh! que non! Il y a toute la partie auto-édition et promotion. Wow! Une grosse pointe de tarte dans mon processus. J’ai lu une kyrielle de blogues, sites web et tutoriaux pour me familiariser avec le monde de l’édition. Juste ça, j’en ai eu pour des semaines! Je me suis inscrite sur Facebook comme auteure, j’ai participé à des forums, j’ai commencé à bâtir mon propre blogue, j’ai envoyé des courriels à une tonne de connaissances… Tout ça prend du temps et se faire connaître est encore plus long…

J’ai lu quelque part (ne me demandez pas où! J’ai trop lu, je ne m’en souviens plus!) qu’il peut être utile de faire une bande-annonce de son roman. Pour promouvoir, pour donner envie de lire le livre, pour voir ce que l’auteur imagine… Ça m’est resté. J’avais déjà utilisé un programme de conception vidéo alors j’ai fait ma bande-annonce moi-même. Elle est dans la colonne de droite au haut de cette page ou sur YouTube.

Après, il a fallu ajuster mon document texte au format demandé par Amazon. Là encore, des petits changements ici et là qui finissent par prendre des heures. C’est étonnamment facile de téléverser son document sur le site mais il faut calculer aussi le temps qu’on met à vérifier chaque paramètre et les pages d’information qui figurent sur le site pour être certain de ne pas se tromper.

Alors, ça y est! C’est fait! Voir son livre publié pour la toute première fois en vente sur un grand site, ça donne des papillons dans l’estomac… C’est une récompense de tout le travail effectué et le temps investi. Un accomplissement de soi non négligeable, même si on n’en vend que trois copies au final… (bon, j’espère tout de même un peu plus…)

L’auto-édition est un grand voyage. J’ai parcouru seule un bon bout de chemin qui m’a fait gagner en expérience et j’espère poursuivre cette aventure encore longtemps… cette fois, avec vous comme lecteurs à mes côtés!